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Tour d'Horizon de la Commune

Lus est la plus vaste commune du département de la Drôme avec 87,2 km². Elle propose comme lieu de vie à ses quelques 500 habitants, 22 hameaux dispersés sur l’ensemble de son territoire. 

En moyenne montagne, entre 980 mètres au hameau des Glacières et 2453 mètres au sommet du Rocher rond, point culminant du département de la Drôme, elle vit au rythme de saison bien marquée :
Le manteau neigeux s’installe en général de fin décembre à mi mars,
Le printemps explose dans un festival de couleurs et de vie au mois de juin,
L’été en altitude permet de profiter pleinement des longues journées et de nuits fraîches,
L'automne et ses premiers frimas en octobre parent la forêt de ses plus beaux atours.

La vie économique, en corrélation avec le milieu naturel, s’articule autour des 3 piliers que sont le tourisme, l’agriculture et l’exploitation forestière. Aujourd’hui, c’est une commune dynamique avec une fréquentation stable de l’école, la présence de commerces et services, une implantation importante d’artisans et une vie associative très présente.

Pour en savoir plus, sur la commune de Lus.

Un Carrefour de Paysages Contrastés

Les paysages de Lus sont variés et étagés sur quatre niveaux : la plaine agricole, les opulentes forêts, les alpages accueillants et les sommets minéraux aux découpages remarquables. Ces derniers tirent leur originalité en empruntant aux caractéristiques des trois massifs alentours : le Dévoluy, le Haut Buëch et le Haut Diois, dont ils font partis.

Ce carrefour de la Drôme entre Isère et Hautes Alpes garde son identité propre.
Ainsi, l’écrin de la Jarjatte, récemment site classé pour ses paysages pittoresques, recèle les dix plus hauts sommets de la Drôme. De l’autre côté, à l’inverse, les alpages aux formes pyramidales se font plus accueillants et au sud de la commune, le relief devient carrément doux pour prendre des senteurs de garrigues.

Voilà comment Jean Giono, dans ses oeuvres, trouvait les mots pour décrire ce territoire qui n'appartient à aucun et à pris à chacun :
Le Dévoluy : « Horizons entièrement fermés de roches acérées. Aiguilles de Lus, canines, molaires, incisives, dents de chiens, de lions, de tigres, de poissons carnassiers.. »
Le Trièves : « Cette haute plaine effondrée .... retroussées en houle de terre… toutes écumantes d’avoines, d’éboulis, de sapinières, de villages d’or, de vergers…. »
Le Vercors : « …Les arbres serrés montaient toujours et la forêt finissait contre une muraille de rochers dressés dans le ciel…. »
La Vallée du Buëch : « Les lavandes grises sont chargées de givre… Les ruches sont à l’abri d’un mur face au levant. Elles ont en plein le premier soleil. »

Quand une Vallée devient Montagne

Les sommets minéraux qui entourent le vallon de la Jarjatte sont constitués de roche calcaire de type sénonien. C’est le plus récent des calcaire. Il renferme de nombreux silex et il est lité, c'est-à-dire disposé en strates fines.
Par exemple, à l'emplacement de l'actuel Roc de Garnesier qui culmine à 2370 m, il y avait une vallée, 70 millions d'années en arrière. On peut encore voir la courbure de cette vallée sur la falaise. En effet, suite à la première phase de plissement, la future chaîne, après immersion, a subi une période d'érosion, avant que la mer ne revienne et ne dépose ses sédiments qui ont comblé le relief.

Plus d'informations sur la formation géologique du massif.